Les emballages alimentaires peuvent-ils utiliser du plastique recyclé post-consommation ?
Les marques alimentaires recherchent des solutions pratiques pour réduire leur consommation de plastique vierge sans compromettre la sécurité des produits, leur durée de conservation ni la qualité de leurs emballages. Le plastique recyclé post-consommation, communément appelé plastique PCR, est une option, mais les emballages alimentaires nécessitent une approche plus rigoureuse que les emballages classiques.
Oui, l'emballage alimentaire peut utiliser du plastique PCR dans certaines applications. Le matériau recyclé doit provenir d'une source contrôlée, être correctement nettoyé et décontaminé, et correspondre aux conditions réelles de contact alimentaire de l'emballage. Pour les emballages alimentaires souples, le PCR est souvent envisagé pour les couches extérieures, les couches non destinées au contact alimentaire ou certaines couches intermédiaires, avant d'évaluer son utilisation pour le contact alimentaire direct.
Pour les sachets préfabriqués, la structure est aussi importante que le matériau. Un sachet pour en-cas sec, un sachet à bec verseur pour sauce et un sachet stérilisable pour plats préparés répondent tous à des exigences différentes en matière de contact, d'étanchéité, de barrière et de résistance à la chaleur. C'est pourquoi le PCR doit être évalué en fonction de l'application, et non uniquement en fonction du pourcentage de contenu recyclé.
Qu’est-ce que le plastique PCR dans les emballages alimentaires ?
Le plastique recyclé post-consommation est un plastique récupéré après usage. Il peut provenir de bouteilles, de contenants et d'autres emballages plastiques collectés. Après la collecte, le matériau est trié, lavé, traité et transformé en résine ou en film recyclé.
Pour les emballages alimentaires, ce processus exige un contrôle plus strict. Les plastiques usagés peuvent contenir des résidus, des odeurs ou des contaminants inconnus provenant de leur utilisation antérieure. Si le matériau recyclé est destiné au contact alimentaire, le processus de recyclage doit permettre de réduire les contaminants potentiels à un niveau compatible avec l'usage prévu.
C’est pourquoi les plastiques PCR destinés au contact alimentaire ne sont pas simplement du « plastique recyclé ». Il s’agit de plastique recyclé assorti d’un contrôle à la source, d’une décontamination, de tests et d’une documentation.
Le plastique PCR peut-il entrer en contact direct avec les aliments ?
Le plastique PCR ne peut entrer en contact direct avec les aliments que si le matériau et le procédé de recyclage sont adaptés à cet usage spécifique. Il ne faut pas présumer que toutes les résines PCR conviennent au contact alimentaire direct.
Un acheteur d'emballages doit vérifier :
- d'où provient le plastique recyclé ;
- comment les matériaux sont collectés et triés ;
- quel procédé de décontamination est utilisé ;
- que le matériau soit destiné à un contact alimentaire direct ou indirect ;
- quels types d'aliments, températures et temps de contact sont concernés ;
- si la structure finale de la poche a été testée ;
- Quels documents étayent cette affirmation ?
Pour les emballages alimentaires souples, de nombreuses marques commencent par évaluer le PCR dans les couches non destinées au contact alimentaire. Cela permet de réduire l'utilisation de plastique vierge tout en garantissant que la couche interne en contact avec les aliments soit sélectionnée pour sa sécurité, son étanchéité et sa compatibilité avec le produit.
Sachet à bec verseur pour yaourt
Pourquoi la PCR en contact avec les aliments nécessite un contrôle plus strict
Le principal problème lié aux PCR dans les emballages alimentaires est le risque de contamination. Cela ne signifie pas que les PCR sont dangereuses par nature. Cela signifie simplement qu'elles doivent être manipulées selon un procédé adapté au contact alimentaire.
L'emballage alimentaire doit protéger le produit des agressions extérieures, tout en évitant l'ajout de substances indésirables. Dans le cadre de l'analyse PCR, les équipes d'emballage doivent généralement examiner trois aspects.
1. Contrôle de version
Le contrôle à la source implique de comprendre d'où provient le plastique recyclé.
Les échantillons PCR destinés au contact alimentaire doivent provenir d'une source contrôlée et adaptée. Le fournisseur doit être en mesure d'expliquer si l'échantillon était initialement destiné à des applications en contact alimentaire, comment il a été prélevé et comment les matières non conformes ont été éliminées.
Pour les sachets alimentaires, c'est particulièrement important car les emballages souples comportent souvent plusieurs couches, encres, adhésifs, revêtements et additifs. Tous les flux de plastique recyclé ne conviennent pas à l'emballage alimentaire.
2. Processus de décontamination
Le nettoyage ne suffit pas pour la PCR en contact avec les aliments.
Un procédé de recyclage des matériaux en contact avec les aliments doit permettre d'éliminer les contaminants accidentels potentiels. Selon le matériau et la méthode de recyclage, cela peut impliquer le lavage, le séchage, la filtration à l'état fondu, le traitement à l'état solide, le traitement sous vide, le recyclage chimique ou d'autres étapes de décontamination.
L'essentiel n'est pas le nom du procédé. L'essentiel est de savoir si le procédé a fait l'objet de preuves démontrant qu'il peut produire du plastique recyclé d'une pureté suffisante pour le contact alimentaire prévu.
3. Conditions d'utilisation
Même si la PCR est adaptée à une application, elle peut ne pas l'être à une autre.
Un plastique recyclé approuvé ou examiné pour l'emballage d'aliments secs à froid ne convient pas automatiquement aux sauces chaudes, à la stérilisation en autoclave, au chauffage au micro-ondes ou au contact prolongé avec des aliments gras.
Les marques alimentaires doivent toujours faire correspondre la documentation PCR à l'état réel de l'emballage.
Où la PCR peut être utilisée dans les sachets alimentaires souples
Les emballages souples sont souvent composés de plusieurs couches. Chaque couche a une fonction spécifique, comme l'imprimabilité, la rigidité, la protection barrière, la résistance à la perforation ou le thermoscellage. Cela offre aux fabricants de sachets différentes manières d'évaluer la PCR.
PCR dans la couche externe
La couche extérieure est souvent la première à envisager l'utilisation de matériaux recyclés, car elle n'est pas en contact direct avec les aliments. Cette approche peut favoriser l'utilisation de matériaux recyclés tout en préservant la sécurité du contact alimentaire et l'étanchéité de la couche intérieure.
Cependant, l'effet du PCR sur la couche externe reste à évaluer. Il peut affecter la qualité d'impression, la rigidité, la résistance à la chaleur, l'odeur et la stabilité de la lamination.
PCR dans la couche intermédiaire
Le PCR peut également être envisagé dans certaines couches intermédiaires. Cela peut s'avérer utile lorsque la structure du sachet comprend une barrière appropriée entre le matériau recyclé et l'aliment.
La couche barrière, l'épaisseur du matériau, le temps de contact, la température et le type d'aliment doivent tous être vérifiés avant de confirmer la structure.
PCR derrière une couche vierge de contact alimentaire
Pour de nombreux sachets alimentaires préemballés, une solution pratique consiste à utiliser une couche intérieure vierge en contact avec les aliments et à placer du PCR dans une couche extérieure ou de support. Cette approche permet de concilier sécurité alimentaire et objectifs de contenu recyclé.
PCR dans la couche en contact avec les aliments
Les PCR en contact direct avec les aliments nécessitent un contrôle rigoureux. Le matériau et le procédé de recyclage doivent être adaptés à l'aliment, à la température et à la durée de contact prévus. Ceci est particulièrement important pour les aliments pour bébés, les produits laitiers, la viande, les sauces grasses et les aliments stérilisés en autoclave.
Quelles questions les marques alimentaires doivent-elles se poser avant de choisir des sachets PCR ?
Choisir un sachet PCR ne se résume pas à y ajouter des matières recyclées. Pour les marques alimentaires, le véritable enjeu est de savoir si le sachet protège efficacement le produit, s'il fonctionne sans problème sur la ligne de remplissage et s'il soutient l'engagement en matière de développement durable. Avant de valider la structure d'un sachet PCR, les marques devraient examiner les points suivants avec leur fournisseur d'emballages.
1. Position de la couche PCR
La première question est de savoir où le matériel PCR est utilisé dans la structure de la poche.
Dans les emballages alimentaires souples, le PCR peut être placé dans différentes couches : la couche d’impression extérieure, une couche de support intermédiaire ou, plus rarement, la couche en contact direct avec les aliments. Chaque position fait l’objet d’un contrôle différent. Le PCR de la couche extérieure est généralement plus facile à évaluer que celui de la couche en contact direct avec les aliments, mais il doit tout de même être vérifié quant à son odeur, la qualité de son impression, sa résistance à la chaleur et la stabilité de sa lamination.
Points clés :
- Vérifiez si la PCR est utilisée dans la couche externe, la couche intermédiaire ou la couche en contact avec les aliments.
- Demandez si la couche en contact avec les aliments est toujours composée de matériaux vierges.
- Vérifier si une barrière fonctionnelle sépare le PCR des aliments.
- N’approuvez pas la structure si la position de la couche PCR n’est pas claire.
2. Condition de contact alimentaire prévue
Un sachet PCR doit être adapté à l'application alimentaire précise et ne pas être décrit par un terme général tel que « qualité alimentaire ».
Le type d'aliment, la température de remplissage, les conditions de stockage et la durée de contact influent tous sur la sécurité de l'emballage. Un sachet pour des en-cas secs présente un profil de risque différent de celui d'un sachet pour sauce huileuse, produits laitiers, aliments humides pour animaux ou plats cuisinés. Si le fournisseur ne peut établir de lien entre la structure du PCR et l'état réel du produit, la recommandation est insuffisamment précise.
Points clés :
- Déterminez si l'aliment est sec, humide, gras, acide, salé ou aromatique.
- Vérifiez si le produit est rempli à froid, rempli à chaud, pasteurisé ou stérilisé en autoclave.
- Examiner les conditions de stockage telles que la température ambiante, la réfrigération, la congélation ou la distribution à haute température.
- Vérifiez si la documentation PCR couvre la même durée de contact et la même température que l'application finale.
3. Circuit de recyclage et contrôle des entrées
Les marques doivent comprendre comment le matériel PCR est produit et comment le flux d'entrée est contrôlé.
Le recyclage mécanique et le recyclage chimique présentent des spécificités techniques différentes. Le recyclage mécanique peut nécessiter un examen plus approfondi de l'odeur, de la couleur, des gels, des points noirs et de l'homogénéité des lots. Le recyclage chimique peut exiger une vérification de la traçabilité, de la documentation relative au bilan massique et de l'acceptation pour le contact alimentaire sur le marché cible. Dans les deux cas, la maîtrise de la source est essentielle, car le plastique recyclé peut provenir de différents usages antérieurs.
Points clés :
- Demandez si le PCR est recyclé mécaniquement ou chimiquement.
- Confirmer la source des matières premières recyclées.
- Vérifiez si le flux d'entrée est contrôlé et traçable.
- Demandez comment les matériaux inappropriés ou non ciblés sont éliminés.
- Vérifiez si la filière de recyclage est appropriée à l'usage prévu de l'emballage alimentaire.
4. Performance des sachets sur les lignes de remplissage
Un sachet PCR doit conserver ses propriétés d'emballage alimentaire commercial. Même si le matériau convient au papier, il doit rester stable lors de la transformation, du remplissage, du scellage, du conditionnement, du transport et du stockage.
Le PCR peut affecter le comportement à la fusion, la rigidité, la qualité de surface, la fenêtre de scellage ou les performances de la lamination, selon la qualité de la résine et la position des couches. Pour les sachets avec bec verseur, fermeture à glissière, valve, soufflet ou nécessitant une stérilisation, l'emballage fini doit être testé dans des conditions réalistes.
Points clés :
- Vérifier la résistance du thermoscellage et la fenêtre de scellage.
- Vérifier la rigidité de la pochette, sa stabilité au formage et son usinabilité.
- Vérifiez l'étanchéité de la fermeture éclair, du bec verseur, du bouchon, de la valve ou du raccord, le cas échéant.
- Vérifier l'efficacité de la barrière après la fabrication du sachet.
- Effectuer des essais sur la ligne de remplissage avant la production en série.
Poche à bec verseur à double soufflet pour boisson alcoolisée
Choisir la structure de sachet LD PACK appropriée
La conception d'un sachet PCR ou durable adapté doit être pensée en fonction du produit emballé, et non uniquement de l'objectif de contenu recyclé. Le type d'aliment, la température de remplissage, la durée de conservation requise, les performances de barrière, la méthode de scellage et le circuit de distribution sont autant de facteurs qui influencent la structure finale.
LD PACK propose différents formats de sachets préfabriqués pour les aliments secs, les liquides, les sauces, les produits laitiers, les aliments pour animaux, les plats cuisinés, le café, les en-cas et autres produits alimentaires. Chaque format peut être réalisé en PCR, en matériau monomatériau recyclable, en haute barrière ou en structure laminée classique, selon les besoins du projet.
Conclusion
L'emballage alimentaire peut utiliser du plastique PCR, à condition que le matériau recyclé, le processus de décontamination, la structure du sachet et les conditions de contact alimentaire soient correctement vérifiés. Pour les sachets souples, l'utilisation du PCR est généralement examinée en premier lieu pour les couches extérieures ou intermédiaires, tandis que le contact direct avec les aliments exige une justification plus solide. Avant de choisir un sachet PCR pour la production ou le lancement, les marques doivent vérifier la position des couches, le risque de migration, la performance de l'étanchéité, la durée de conservation, les documents réglementaires et les preuves de conformité.
FAQ
Q1. Le plastique PCR peut-il être utilisé pour les emballages en contact avec les aliments ?
R : Oui, mais seulement si le matériau recyclé et le procédé de recyclage sont adaptés à l'usage prévu pour le contact alimentaire. La liste des dossiers de soumission PCR de la FDA indique que les avis favorables sont liés à des procédés, des plastiques, des types d'aliments et des conditions d'utilisation spécifiques.
Q2. Le plastique PCR est-il sans danger pour le contact alimentaire direct ?
R : Pas toujours. La PCR en contact direct avec les aliments exige une documentation plus rigoureuse que la PCR utilisée dans les couches externes ou intermédiaires des sachets. Les marques doivent confirmer le type d'aliment, la durée de contact, la température et le support de migration avant l'approbation.
Q3. La PCR peut-elle être utilisée dans les sachets alimentaires souples ?
R : Oui, notamment pour les couches intermédiaires ou sans contact. Pour les sachets préfabriqués, il convient de vérifier la structure finale afin de contrôler l'efficacité de la barrière, la résistance du scellage, l'absence d'odeur, la durée de conservation et la compatibilité avec le processus de remplissage.
Q4. Les emballages PCR sont-ils identiques aux emballages recyclables ?
R : Non. PCR signifie que l'emballage contient du plastique recyclé. Un emballage recyclable est un emballage conçu pour être recyclé après usage. Un sachet peut contenir du plastique recyclé sans être recyclable ; il faut donc fournir des preuves distinctes pour chaque affirmation.
Q5. Quelles questions les marques alimentaires devraient-elles poser avant d'acheter des sachets PCR ?
A : Les marques doivent se renseigner sur l'emplacement de la couche PCR, son contact avec les aliments, le processus de recyclage utilisé, les documents justifiant son utilisation au contact des aliments, la réalisation des tests sur le sachet fini et si l'allégation PCR s'applique à l'ensemble du sachet ou seulement à une couche.

